IRSEN INFO

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Activité Du Ministre de la Recherche Scientifique et  l’Innovation  Technologique

Descente du MRSIT à la Cité Scientifique de Brazzaville et celle de Pointe-Noire.

En septembre  2017, le nouveau Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, Monsieur Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou a  effectué une descente dans les administrations et structures sous tutelle à Brazzaville et à Pointe-Noire. Au cours de cette descente, les Directeurs Généraux et Chefs de Centres  des différentes administrations  et   structures ont,  chacun,  présenté  leur établissement, puis s’en est suivi   une visite guidée de toutes les structures. A l’IRSEN, le Ministre est passé dans les différents laboratoires de l’Institut en échangeant avec les chercheurs. Cette visite a permis au Ministre de toucher du doigt la réalité du  travail à la Cité Scientifique de Brazzaville et de se familiariser  avec ce qui est désormais son nouveau monde. A l’issue de la visite, le Ministre a déclaré « il faut  donc travailler  pour créer  les conditions   d’un essor du secteur de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique».

A Pointe-Noire,  zone côtière, le  Ministre a déploré l’absence d’une Unité Océanographique.  

                                  Fiacre Dongard

Pragmatisme, dynamisme et réactivité du nouveau Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique.

Lors de la première descente du Ministre Martin Aimé Coussoud Mavoungou à la Cité Scientifique de Brazzaville, le responsable de l'Herbarium de l'Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN) avait émis les doléances relatives aux conditions de conservation des échantillons botaniques.

Quelques jours seulement ont suffi pour que la rénovation de l'Herbarium soit amorcée.

En effet, les persiennes ont été remplacées par les baies vitrées et la climatisation rénovée ; un acte qui traduit le pragmatisme, le dynamisme  et  la réactivité du nouveau Ministre. Cette rénovation va permettre, entre autres, de mieux conserver les échantillons botaniques et d'améliorer les conditions de travail du personnel pour répondre aux normes d'un Herbarium.

   Fiacre Dongard

 

Visite du MRSIT Visite du Mrsit  dans l'Herbarium de l'IRSEN

Activités de la Direction Générale

 

Le 27 septembre  2017, le Directeur  Général de l’Institut de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN), Clobite Bouka Biona, a assisté, dans la matinée, à une réunion sur le Projet Pico-hydroliennes pour l'électrification rurale : cas du village Moulenda, au sud du Congo.

Le Congo dispose d'un important réseau hydrographique, avec un fort potentiel en matière de production décentralisée d'électricité. Le Projet Pico-hydrolienne de Moulenda a été conçu comme un démonstrateur visant à développer l'accès aux services énergétiques, à partir d’une hydrolienne fonctionnant dans un cours d’eau. A ce titre le village de Moulenda est considéré comme pionnier du projet dans les zones rurales enclavées, dites «off réseau électrique» au Congo et en Afrique-saharienne. 
Dans l’après-midi, le DG  s’est rendu au Cabinet  où il a pris part à l’audience que le Ministre a accordée à Madame  Ana Elisa De Santana Afonso, Représentante de l'UNESCO au Congo. Les deux personnalités  ont passé en revue les questions relatives à la coopération entre le Ministère et l’UNESCO, en particulier   la réhabilitation  de l’Unité de Recherche Océanographique de Pointe-Noire. L'UNESCO est un partenaire  privilégié de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique. Elle va accompagner le Congo pour relancer la Recherche Océanographique, pour lui rendre  ses lettres de noblesse, a affirmé le DG  Clobite Bouka Biona  à l’issue de l'entretien. Il a demandé à tous les acteurs de ne pas tourner le dos à la mer.

Fiacre Dongard 

 

Clobite Bouka Biona DG: IRSEN 

Clobite Bouka Biona DG : IRSEN

Actualités  de  L’IRSEN

Réception des consommables de laboratoire à l’IRSEN

Le vendredi  29 septembre 2017, la Direction de l’Equipement de l’IRSEN a reçu du matériel et des consommables de laboratoire  destinés aux Cités Scientifiques de Brazzaville et de Pointe-Noire. Ce matériel est constitué, entre autres, de milieux de cultures, de réactifs pour  l’analyse des composés chimiques par chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC), un dispositif pour extraction d’huile (soxlhet) et une mini centrifugeuse (appareil permettant de séparer les constituants chimiques d’un mélange liquide).  Ces matériels et consommables serviront pour les analyses  dans le Laboratoire de Microbiologie Appliquée et de Biologie Moléculaire (LMABM) et celui de Chimie des Plantes  de l’Unité de Recherche les Ressources Microbiennes (URRM,Pointe-Noire)

Fiacre Dongard 

 

Activités Scientifiques

Participation d’une délégation de L’UR2N de l’IRSEN  à  la réunion sur les énergies renouvelables à Dar es Salaam en Tanzanie.

L'Unité de Recherche en Nanomatériaux et Nanotechnologies (UR2N) de l’IRSEN a effectué une mission de travail à Dar es Salaam, en Tanzanie, dans le cadre du projet Africa Clean Energy Research Alliance (ACERA). La réunion a porté sur les énergies renouvelables, plus précisément sur les panneaux solaires. La délégation congolaise conduite par le Pr M'Passi  Mabiala, coordonnateur de l’UR2N, a fait 4 exposés : Il s’agit de : Solar energy and PVC microgrids in central Africa region, par le Pr M'Passi Mabiala ;  Semiconductors and Photovoltaics Devices par le Dr Douma ;   Solar Energy for Rural Area: Microgrids, .par Tania, étudiante ; enfin,  Dvelopment of Solar-Driven Thermochemical Processes, par le Dr Nkoua.  Des  collaborations sur la possibilité de stage des étudiants congolais en Tanzanie ont été conclues.

                                                       Bigani Dalhia

 

UR2N de l'lRSEN

Les travaux de recherche à l’IRSEN

 

Plusieurs  travaux de recherche ont été publiés  par les chercheurs évoluant dans les différents laboratoires de l’IRSEN. On peut citer, entre autres :

 

Isolement et caractérisation deux souches de Pseudomonas aeruginosa isolées d’un bac à gasoil.

L’isolement et la caractérisation des souches de bactéries capables de dégrader les hydrocarbures,  permettent d’élaborer des consortiums de microorganismes pouvant être utilisés dans la dépollution.  Dans leur étude, Lebonguy A. A, Goma Tchimbakala J. (Directeur Scientifique de l’IRSEN, Miambi E. and Kéléké S. (2017), ont identifié phénotypiquement et par séquençage du gène de l’ARNr 16S, deux souches de Pseudomonas aeruginosa G2 et G3 isolées du réservoir du groupe électrogène de la Cité Scientifique de Pointe-Noire (ex IRD). Ils ont montré que ces deux souches sont capables de croître en milieu minéral supplémenté de 2% de gasoil et d’huile à moteur SAE 90 comme seule source de carbone et d’énergie. En plus, ces deux souches de P. earuginosa G2 et G3 ont émulsionné des produits pétroliers raffinés tels que : l’hexane,  le gasoil,  et l'essence. L'emulsification des hydrocarbures en petites gouttelettes est un mécanisme qui facilite le contact des hydrocarbures avec la cellule bactérienne favorisant la biodégradation des composés hydrophobes.

                              Aimé Lebonguy

 

Les  Mormyridae : Un groupe de Poissons Electriques

Les cours d’eau congolais présentent une très grande variété d’espèces halieutiques aux caractéristiques différentes. Christian Paul, Victor Mamonekene (Chef de Département Environnement et Océanographie, à l’IRSEN) Marianne  Vater, Philine G.D Feulner, Jacob Engelmann, Ralph et Frank Kirshbaum, des universités de Postdam et Humbolt, en Allemagne, mènent des  études au Congo sur les poissons du genre Compylormurus appartenant à la famille des  Mormyridae connus  sous le nom vernaculaire  de   mbessé.  Ces poissons très prisés par les congolais    ont la particularité d’émettre des signaux électriques pour se guider dans l’eau trouble et de reconnaître les congénères. L’enregistrement de ces signaux spécifiques à chaque espèce constitue une  méthode  permettant  leur identification, lorsque les caractères morphologiques montrent leurs limites.  

 Victor Mamonekene

 

 MormyridaeMormyridaea  groupe de poissons électriques

 

Formation

Une des missions fondamentale de l'IRSEN est la formation des jeunes à la recherche  par la recherche. Dans ce cadre chaque année, les différents laboratoires de l'Institut reçoivent des étudiants venant des différentes Ecoles et Facultés de l'UMG. Cette année, sept (07) étudiants de la Faculté de Sciences et Techniques (FST) et de l’Ecole Nationale  Supérieure d’ Agronomie et de  Foresterie (ENSAF) ont soutenu leurs mémoires de Master (6 mois) et de licence (3 mois)  après  des stages, passés dans les Laboratoires de Microbiologie Appliquée et de Biologie Moléculaire. La formation des ressources humaines est à la base du développement, et de ce fait, constitue un leitmotiv pour l'IRSEN.

                                              .                      

Fiacre Dongard

 

 

 

 

Activités du Ministre

Le Ministre relance les activités de la station agronomique de Les Saras

Le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation

Technologique, Mr. Martin Parfait Aimé COUSSOUD-MAVOUNGOU a procédé, le 31 mars 2018, dans le district de M’vouti(Département du Kouilou), à la relance des activités de la Station de Recherche Agronomique de Les Saras.

Il s’agissait particulièrement de relancer la culture de la banane dessert et d’insérer d’autres, telle que celle de la banane plantain. En effet, pour le Ministre COUSSOUD-MAVOUNGOU,  il faut créer les conditions de la pérennisation de la banane dessert et mettre en relief toutes les variétés de bananes. D’où la nécessité d’insérer et de vulgariser la culture de la banane plantain.  Ceci pour marquer les jalons du développement des filières bananes dessert et plantain à Les Saras.

A cet effet, les propriétaires terriens de la zone ont unanimement octroyé des hectares de terres arables à la station agronomique pour élargir sa superficie actuelle qui est de 1 hectare et demi. En outre, deux agents habitant Les Saras, Mr. Jean Claude YEMBI et Mr. Joseph MASSANGA, ont été désignés, respectivement Chef et Adjoint de la station.  Le Ministre a promis de réhabiliter et rééquiper un bâtiment en matériaux durables, situé dans la zone de Kondé, qui abritera l’administration.

Au regard de la contribution avérée des bananes dessert et plantain à la sécurité alimentaire et de leur importance économique et sociale, le Ministre COUSSOUD-MAVOUNGOU, met au centre de ses priorités, conformément aux exigences du Programme de Gouvernance du Chef de l’Etat, le développement des filières de ces denrées alimentaires prisées au Congo.

Il envisage travailler de concert  avec le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. La Recherche, un secteur transversal t inspirateur de solutions, entend apporter à l’agriculture, les capacités scientifiques et techniques nécessaires pour développer la culture des bananes dessert et plantain à Les Saras et aux autres villages environnants.

L’action de la recherche devra porter essentiellement sur la maîtrise des techniques de production massive et rapide de ces cultures et sur le renforcement des capacités de lutte contre les maladies qui attaquent ces produits vivriers. Pour cela, le Ministre met à contribution l’Institut National de Recherche Agronomique (IRA), pour stimuler le développement des secteurs de l’industrie agroalimentaire en associant les autres services spécialisés, à savoir l’Institut National de Recherche Forestière (IRF) et l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN).

Euphrasie Sosthène MILANDOU

 

Activités de la Direction Générale

Mission de travail à Dakar

Le Directeur Général de l’Institut de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN),le Dr Clobite Bouka Biona,  a effectué une mission de travail    à Dakar, au Sénégal, du 13 au 17 février 2018. Elle avait pour objet de prospecter des pistes de collaboration et d’échange d’expériences  avec ses homologues du  Ministère de L’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, dans le but de nouer des relations de coopération.

Au cours de ces échanges, il est apparu que les Chercheurs et Enseignants-Chercheurs bénéficient de traitements équivalents ; ce qui maintient l’existence du corps des Chercheurs.

Au cours de cette mission, le Directeur Général de l’IRSEN, Dr.Clobite Bouka Biona,  a visité  la Cité du Savoir du Pôle Urbain de Damniadio et les laboratoires modernes en construction dans le cadre du Plan Sénégalais d'Emergence (PSE). 

Pendant cette  visite de travail,  il a aussi assisté à   la reconnaissance, par l'Etat sénégalais,  des travailleurs qui ont le mérite dans la recherche et l’enseignement  supérieur  pour  les motiver  à devenir des acteurs de la transformation du secteur pour une recherche et un enseignement de qualité et de renommée internationale ; un bel exemple à suivre…

Fiacre Dongard

Mission du DG de l’IRSEN à Addis- Abeba

(Pourparlers sur le climat)

 

Le Directeur Général de l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles  (IRSEN),le Dr.Clobite Bouka Biona, en sa double qualité de DG et de physicien de l’atmosphère,  a été invité à prendre part, du 19 au 24 mars 2018, à l’atelier de validation des avantages socioéconomiques  des services  d’information climatique et aux pourparlers organisés par le Centre Africain pour la  Politique en matière de Climat (CAPC) de la Commission Économique des Nations Unies pour l’ Afrique(CEA). Ces travaux et pourparlers ont conduit aux conclusions suivantes :

  • L'Atelier de Validation de l'Application des Avantages Socio-économiques des Services d'Information Climatique dans la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) en Afrique, tenu du19 au 20 mars 2018,  au Centre de Conférences de l'UNECA, a permis aux participants de se familiariser à un modèle dénommé Modèle SEB. Celui-ci est utilisé pour préparer des stratégies d'adaptation sur 20 ans aux risques de catastrophes climatiques impactant  tous les secteurs socio-économiques (Transport, pêches, eau, énergie, agriculture, etc.). Les  participants ont souhaité avoir un guide et des ateliers de renforcement de capacités sur ce modèle.
  •  

S’agissant des pourparlers n°2 sur la contribution au dialogue de Talanoa, tenus du 22 au 23 mars 2018, ceux-ci sont préludes à la COP 24. En effet, les africains estiment qu'il y a eu plusieurs initiatives et arrangements pour limiter les émissions des gaz à effet de serre. Mais tout a échoué. Le capitalisme formé par le secteur privé occidental, a contourné les engagements contraignants pouvant limiter la hausse de la température du globe à 2°C, voire1,5°C. Ainsi, Ce capitalisme occidental a eu raison sur l’Accord de Paris bien que celui-ci soit contextuellement et diplomatiquement réussi. Aussi, les résultats scientifiques ont-ils purement et simplement été ignorés. Ces accords n'ont défini ni guide, ni mécanismes de mise en œuvre et de suivi. Les fonds créés comme le Fonds vert, ont des mécanismes tellement complexes pour les décaissements que l'on revient toujours à faire des renforcements de capacités pour les pays en développement afin de savoir lever ces fonds spécifiques.

 

  • Ce temps perdu permet aux pays développés, les vrais pollueurs, d'avoir toujours un retour positif au renflouement de ces fonds.  Les Contributions Prévues Déterminées au niveau National, établies à la va-vite par des consultants dans les pays en développement, n'ont aucune emprise sur les stratégies de développement nationales. Finalement, l'absence de vigilance collective et de discours assis sur les résultats de la recherche, traduisent le manque de leadership africain au niveau de l'UA (absence de Commissaire en charge du climat) pour permettre à l'Afrique de se faire entendre lors des négociations au niveau global. Il manque également des scientifiques pour suivre les études en cours au niveau mondial. Selon ces pourparlers, Il faut que les africains trouvent  quelque chose, basée sur la science, afin de peser véritablement sur les négociations relatives au climat.
  • Clobite Bouka Biona 

physicien de l’atmosphère

 

Conseil d’Etablissement

Brazzavile, 24 Février 2018 - Sous la supervision de son Directeur Général (DG),le Dr Clobite Bouka Biona, il S’est tenu dans la salle de Conférences de l’Institut National de Recherche en Sciences Exactes et Naturelles (IRSEN), la  réunion inaugurale du Conseil d’Établissement de l’IRSEN.

Après examen du budget le Conseil a soulevé  la question de sa baisse considérable  pouvant entraver le bon fonctionnement du programme d’activités 2018 de l’IRSEN, le DG a tenu à informer les membres du Conseil d’Établissement sur  les axes prioritaires de ce budget dont on peut citer  entre autres : produits et appareillages de laboratoires, fournitures de bureau, études et missions de recherches et  bien entendu les  salaires et indemnités des travailleurs.

Il a aussi  souhaité, pour diversifier les sources de financement de l’IRSEN, organiser des séminaires de formation pour apprendre aux Chercheurs comment transformer leurs programmes d’activités en projets pouvant être financés par les bailleurs de fonds et organismes internationaux. Le Conseil a aussi planché sur le renforcement des capacités des agents. Sur le complément de l’ossature  institutionnelle de l’IRSEN, le Conseil a rappelé  que les décrets   déjà publiés et encours d’élaboration ont pour objectif d’assurer la bonne marche de cet institut.

Fiacre Dongard

 

Interview du Dr Maryse Nkoua sur le métier de Chercheur à l’occasion du mois de la femme 

Bonjour Dr, pouvez-vous nous décliner votre identité ?

 

Bonjour, je me nomme Maryse Dadina NKOUA NGAVOUKA, Docteur en Nanotechnologie et Nanosciences. Je suis enseignante en Physique à l’UMNG/Faculté des Sciences et Techniques, DARH à l’IRSEN et Chercheur associé à l’ICTP, Italie.

Que représente la journée du 8 mars pour vous ?

Le 8 mars, la date ne représente en aucun cas « la journée de la femme » mais plutôt « la journée internationale des droits de la femme », décrétée par les Nations Unis depuis 1977. Pour moi, si nous continuons à célébrer cette journée jusqu’à cette date, cela signifie tout simplement que nous n’avons pas encore atteint nos droits, et c’est à chacune/chacun d’entre nous de continuer à réécrire l’histoire. Si le monde pense que ces droits ont avancé et que l’on arrive à l’égalité entre les femmes et les hommes dans les textes, c’est encore très loin dans les faits. C’est donc le rôle des femmes inspirantes de dire dans quelle direction on voudrait vraiment aller pour définitivement atteindre nos objectifs.

Les femmes ne sont pas représentatives dans le monde scientifique en Afrique en général et au Congo en particulier, selon vous quelle est la raison et comment y remédier ?

La parité hommes-femmes dans la science n’est pas encore une réalité, mais d’ici 10 ans, cela sera visible et réalisable.

En Afrique Subsaharienne, seulement 30% des chercheurs sont des femmes (Au Congo 18%), et les jeunes africaines méconnaissent la variété et la richesse des métiers dans les sciences de l’ingénieur et les maths (dites STEM) et des compétences nécessaires pour les exercer. De plus, les filles sont encore minoritaires dans plusieurs de ces filières. On observe, par ailleurs, que les sciences et les technologies ne sont pas communiquées aux jeunes de manière inclusive du point de vue de sexe et du genre.

Au Congo, alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses à s’inscrire à l’université, elles sont plutôt rares à faire carrière dans la recherche. Les problèmes sont multiples : les stéréotypes auxquels les jeunes sont confrontées, les responsabilités familiales et les préjugés auxquels il faut faire face au moment de choisir une carrière. Pour pallier à ce problème, il est plus que nécessaire de relever ce défi en réalisant plusieurs activités à titre éducatif et informatif sur ces métiers. Cela augmentera le nombre de filles dans les filières et métiers des STEM pour tendre à un équilibre entre les sexes dans toutes les filières, faire apparaitre la variété des carrières STEM notamment dans les professions émergentes liées à l’innovation et aux nouvelles technologies et inciter les établissements scolaires, institutions de recherche, industries à avoir une communication des STEM.

Qu’est-ce qu’un chercheur ?

C’est une personne qui cherche. Plus sérieusement, un chercheur désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche scientifique.

Comment décrirez-vous le métier de chercheur ?

Le métier de chercheur est en même temps très difficile et facile. Facile car nous gérons tout seul notre temps de travail et nous fixons nous-mêmes nos délais par rapport à un projet par exemple. Il est également difficile, du point de vue financier, car nous travaillons sur des projets que nous avons nous-mêmes eu à concevoir et cela demande souvent d’énormes  moyens financiers pour la réalisation.

Quelle est votre spécialité ?

Je ne sais vraiment pas si je devrais dire spécialité. Mais je résumerai comme suit, je suis une physicienne de base, qui s’est intéressée à la physique appliquée. Je me concentre dans tout ce qui concerne la matière à l’échelle nanométrique « dix puissance moins 9 », donc très petit. Mes travaux de recherche sont dans le domaine de la Biophysique, ce qui signifie, utiliser tous les principes et théories de la physique pour mieux comprendre la Biologie.

En quoi vos recherches impactent-t-elles le Congo ?

Mon domaine de recherche est nouveau au Congo. Les sujets comme le paludisme, les maladies cardiovasculaires et le cancer sont bel et bien étudiées au Congo, mais notre approche d’étude est différente car nous essayons de comprendre ces problèmes à la base, donc à l’échelle nanométrique. Nous essayons par exemple de mieux comprendre comment les sels affectent votre ADN ou bien l’impact de la variation de la température du corps sur des protéines relié au paludisme, cela est fait au moyen de simulation numérique. 

Quel est l'impact direct de vos recherches sur la population ?

L’un des impacts un peu plus directs est basé sur nos travaux liés aux énergies renouvelables. En effet, l’UR2N est impliquée dans un projet de production de bio-carburant en utilisant de la biomasse. Cela aidera effectivement la population Congolaise qui est dans un grand besoin de demande d’énergies.

Si vous devriez choisir un mot clé issu de votre culture scientifique, quel serait-il ? Et pourquoi ?

 

Je dirais « Rencontre ». Étant scientifique, je peux dire que j’ai eu l’opportunité de lier de vraies et étroites relations avec des personnes venant d’au moins 20 différentes nationalités.

Aviez-vous un message à faire passer aux femmes.

Il faut viser la lune, parce qu’au moins, si vous échouez, vous finirez dans les étoiles. O.W.

Propos recueillis par Fiacre Dongard

 

 

 

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